Méditation : Ô Marie, que je t’aime !

 

  1. Ô Marie, que je t’aime par amour de Jésus,

Car, comment aimer le Fils sans aimer la Mère ?

Comment être frère de Jésus sans faire sienne sa Mère ?

Respecte-t-on un fils tout en méprisant sa mère ?

 

  1. Ô Marie, que je t’honore avec fierté,

Car, c’est honorer le Christ que d’élever sa Mère.

La gloire des enfants n’est-elle pas celle des parents, le bien des parents pour les enfants ?

N’est-ce pas réjouir le Fils de Dieu que de bénir le sein qui l’a conçu par l’obéissance de sa foi ?

 

  1. Ô Marie, que je me confie à toi avec foi,

Car, c’est imiter le Verbe qui s’est livré petit enfant entre tes mains maternelles.

Si Jésus a été consacré au Temple porté par tes mains, qui suis-je pour en avoir peur ?

Comment prendre pour modèle des hommes de la Bible et t’écarter toi que la Bible élève ainsi :

« Marie comblée de grâce » (Lc 1, 28), « le Seigneur est avec toi » (Lc 1, 28), « Marie dit, je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38) ; « Bénie es-tu parmi toutes les femmes » (Lc 1, 42), « le fruit de ton sein est béni » (Lc 1, 42) ; « l’Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre » (Lc 1, 35) ; « l’enfant qui naitra de toi sera appelé le Fils de Dieu » (Lc 1, 35) ; « Dès qu’Elisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplit de l’Esprit-Saint » (Lc 1, 41) ; « Bienheureuse celle qui a crû à l’accomplissement de ce qui lui a été dit… » (Lc 1, 45) ; « Elisabeth dit : comment m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 43) ; « aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon sein » (Lc 1, 44) ; « Marie gardait toutes ces choses et les repassait dans son cœur » (Lc 2, 19) ou encore « Sa mère gardait toutes ces choses en son cœur » (Lc 2, 51) ; « Siméon les bénit, et dit à Marie, sa mère: Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées » (Lc 2, 34-35) ; « Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère » (Jn 19, 25) ; « Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d’elle, le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : ‘‘Femme, voici ton fils.’’ Puis il dit au disciple : ‘‘Voici ta mère.’’ Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui. » (Jn 19, 26-27) ;  « Marie dit : mon âme exalte le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le tout-puissant a fait pour moi de grandes choses… » (Lc 1, 46-49).

 

  1. Ô Marie, Elisabeth poussé par l’Esprit-Saint t’a proclamée : « bienheureuse celle qui a cru…», et moi je m’en priverais ?

Ô Marie,  Dieu t’a élevée parmi toutes les femmes en faisant de toi la Mère de son Fils dans le temps, et moi pauvre pécheur je te considèrerais comme une femme quelconque ?

Ô Marie, le Verbe éternel t’a choisie comme sa mère, et moi je n’aurais point d’égard pour toi ?

Ô Marie, l’Esprit-Saint a fait du Fils du Père le fruit béni de ton sein, et moi je mangerais de ce fruit de vie en crachant sur l’arbre qui nous l’a porté avec foi ?

 

  1. Oh, ils disent qu’elle n’est plus de ce monde comme si cela était un obstacle à ma foi : dans la mort comme dans la vie, nous sommes au Seigneur, le Dieu des vivants et non des morts.

« En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » (Rm 14, 7-8).

Ne savent-ils pas que les liens de l’amour sont plus forts que la mort ? Ne savent-ils pas que si Jésus a fait entrer au ciel un voleur, ce n’est pas sa mère qui n’y serait pas ? Oh, ils prétendent qu’on n’a point le droit de te parler, mais savent-ils seulement qu’on ne peut aimer quelqu’un sans lui parler, qu’on ne peut aimer sa mère sans lui parler ? Ne savent-ils pas que ceux qui nous ont quittés vivent dans nos cœurs par l’amour et le souvenir ? Qui pourrait nous empêcher de penser à eux ? Ne pense-t-on pas spontanément à ceux qui nous ont précédés dans la patrie éternelle ? Qui a dit que la foi interdisait et condamnait cela ? Et ne savent-ils pas que nous sommes membres du Corps du Christ où Marie occupe la place de mère par choix et grâce divine ? Quel enfant ne se tournerait spontanément dans l’épreuve vers sa mère ? Ne savent-ils pas que la prière est le langage qui unit le ciel et la terre dans le Christ ? Ne savent-ils pas que la prière est un fruit de l’amour et que la prière nourrit l’amour ? Alors, on aimerait Marie mais sans lui parler ? On consentirait à l’aimer mais sans lui parler ? Mais la pensée n’est-elle pas une parole intérieure ? Aime-t-on une personne sans penser à elle, sans que l’on s’adresse intérieurement à elle ?

En quoi est-ce que Jésus serait glorifié dans le refus d’aimer sa Mère et en la rabaissant? On honore les grands de ce monde en perpétuant leurs souvenirs par des monuments, par des hommages, des édifices publics, en portant leurs noms, et ils voudraient te priver, ô doux Seigneur, de l’honneur qui t’est rendu lorsqu’on célèbre ta Mère. Quel fils serais-tu donc, ô Jésus, si tu devais t’indigner et punir quiconque rendrait hommage à ta Mère ?

 

  1. Ô Jésus, je ne peux te séparer de ta mère car je sais le mystère qui vous unit par l’élection divine, par la grâce de l’Esprit-Saint, par le sang de l’Incarnation, par le mystère de l’amour filial et maternel, par l’histoire que vous avez partagée faite des mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux.

Oh, je ne puis séparer le Fils de Dieu et sa Mère même si je dois les distinguer.

Comment invoquer le sang du Sauveur sans honorer celle qui en est la source terrestre ? Pourquoi honorer un homme de Dieu et refuser d’honorer la Mère de Dieu ? Ignorerait-on que le serviteur d’un grand homme est loin d’être aussi important à ses yeux que sa digne mère ? N’ignorerait-on pas la profondeur du mystère de la maternité divine de Marie sans laquelle il n’y a point d’Incarnation rédemptrice ?

Comment se glorifier du titre « d’homme de Dieu » et rabaisser celle que Dieu a revêtue du titre de « Mère de Dieu » sans une incohérence patente ?

 

  1. Ô Marie à qui je dis sans me lasser, à la suite de l’Archange : « Ave, Ave, Ave Maria…», comment rougir de Toi sans trahir ton divin Fils ?

Car, c’est imiter Jésus que t’appeler « Mère » avec tendresse, à moins que l’on soit si aveugle qu’on ne puisse comprendre que Jésus aime d’un amour infini Marie sa Mère. Comme tout enfant, il ne s’est jamais lassé de l’appeler maman.

Ô Marie, je t’appellerai toujours ma Mère avec foi, et comme Jésus j’aurai toujours pour toi les sentiments de son Cœur filial, ô sainte Mère. Jésus t’aime tant, et je me priverais de t’aimer ?

 

  1. Ô Marie, je t’aimerai toujours comme ma Mère en Jésus.

Car, si « ce n’est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20), c’est que désormais je suis ton enfant, comme tel tenu de t’aimer comme le Christ,

Car, c’est prolonger dans nos cœurs l’amour du Christ pour toi sa Mère,

C’est prolonger sur nos lèvres les salutations filiales de Jésus à sa Mère,

C’est prolonger dans les membres du Corps du Christ l’amour dont le Christ-Tête de l’Eglise aime sa Mère.

C’est honorer l’infinie sagesse de Dieu qui a élu Marie parmi toutes les femmes pour en faire sa mère en Jésus-Christ de Nazareth.

 

  1. Ô Marie, Mère de celui qui est « Dieu-avec-nous », je te prends chez moi comme le disciple que Jésus aimait. Car être avec toi, c’est être avec lui puisque Dieu te l’a donné pour enfant, lui qui est tout à toi comme le premier-né de ta foi et de ta tendresse, Lui qui est tout à toi plus que tout enfant l’est à sa mère à cause de son parfait amour infini d’Homme-Dieu.

Ô Marie, conduis-nous désormais à Jésus-Christ ton divin Fils et ton Sauveur. Conduis-nous à celui qui est vrai Dieu et vrai homme tout ensemble, depuis que tu l’as conçu dans tes entrailles bénies, lui le Dieu d’avant les siècles.

Ô Marie, montre-nous le fruit béni de tes entrailles, apprends-nous à l’aimer et à le servir comme tu l’as servi ici-bas. Qui peut servir un enfant mieux que sa mère ?

Ô Marie, prends-nous désormais comme ton enfant en Jésus-Christ puisque ce n’est plus moi qui vit mais c’est le Christ qui vit en moi.

Ô Marie, entre tes mains toute sainte et maternelle, nous déposons notre corps, notre âme et notre esprit. Porte-nous à l’autel du Seigneur dans tes bras maternel comme tu as porté l’Enfant-Jésus au Temple pour le consacrer à Dieu le Père Eternel.

Ô Marie prends soin de nous comme tu l’as fait pour Jésus puisque je suis son frère et membre vivant de son Corps. Amen.

 

Paul-Marie Mba (CB)

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Prière de délivrance des études et des examens entravés par la sorcellerie On va à Dieu pour devenir meilleur

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